La 1720

La 1720

La  1720 est une baguette forme de clé qui est fabriquée à partir d’un mélange subtil de farine de petit épeautre, de seigle et de blé afin de vous procurer des saveurs d’autrefois.

En achetant la 1720 avec votre artisan boulanger et son meunier le moulin Céard, vous aidez l’association « La Ciotat, il était une fois » à restaurer et sauvegarder la Bastide MARIN, patrimoine historique architectural et humain.

Outre l’aspect et le goût, la 1720 marque une date clé de l’histoire de la France, plus précisément une histoire sombre qui se passe dans notre région qu’il ne faut pas oublier.

Le 25 mai 1720, le Grand Saint Antoine, un bateau en provenance du Levant (région de la Syrie), entre dans le port de Marseille avec à son bord un passager clandestin : la peste. En effet, sa cargaison constituée d’étoffes et de balles de coton est contaminée par le bacille de Yersin responsable de la peste. À la suite de graves négligences, et malgré un dispositif de protection très strict comportant notamment la mise en quarantaine des passagers et des marchandises, la peste se propage dans la ville. Les quartiers déshérités et les plus anciens sont les plus touchés. La peste s’étend rapidement dans la cité où elle entraîne entre 30 et 40 000 décès sur 80 à 90 000 habitants, puis dans toute la Provence, où elle fait entre 90 000 et 120 000 victimes sur une population de 400 000 habitants environ.

Marseille n’est pas la seule cité provençale attaquée par l’épidémie qui touche également Arles, Aix-en-Provence et Toulon. Les petites communes situées dans le voisinage de ces grandes villes sont également atteintes par la peste : Allauch, Cassis, Aubagne, etc. Seule la commune de La Ciotat, protégée par ses murailles, est épargnée par la peste.

La Ciotat se préserve du terrible fléau grâce au courage de ses femmes, à des mesures sanitaires strictes – distribution de billets de santé, contrôle sanitaire aux portes de la cité fortifiée, prestation de serment des capitaines de vaisseaux.. Le port devient entrepôt de commerce. La Ciotat ravitaille Marseille et la Provence. Les bateaux chargés de blé offrent ainsi le pain et l’espérance d’un jour meilleur. L’Abbé de Saint-Victor, craignant pour sa santé, fait savoir qu’il arrive à La Ciotat, il est accueilli avec les honneurs d’un Seigneur.

Voila pour la petite histoire dont il est notre devoir à tous de préserver et de la transmettre aux générations futures afin que personnes n’oublient cette triste dernière grande épidémie enregistrée en France Métropolitaine.

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